On n’apprend jamais rien par la contrainte : projet de réforme libérale du système éducatif

L’Éducation nationale se transforme de plus en plus en organisateur de loisirs collectifs. Le sérieux disparaît des salles de classe, l’indiscipline règne, et les programmes et examens terminaux comme le baccalauréat doivent être allégés chaque année (à l’université aussi) pour faire perdurer l’illusion collective de la hausse du niveau scolaire. Et on parle parfois de rendre la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans !

Les jeunes doivent avoir conscience de leur responsabilité. Les prendre par la main, les habituer à un filet de sécurité les déresponsabilise et les désincite à faire des choix de long terme pour leur formation et leur productivité. Il faut diminuer la contrainte, réduire la pression, faire sortir les élèves qui le veulent et leur laisser la chance de se débrouiller par eux-mêmes.

Il est grand temps de chambouler l’organisation éducative en promouvant la liberté individuelle, l’autonomie indispensable dans un monde en mouvement, où les frontières sont ouvertes et la mobilité économique possible. On n’apprend jamais rien par la contrainte.

L’éducation, c’est la liberté. Il faut maintenir des examens obligatoires de niveau deux fois par an de 6 à 15 ans mais ne plus imposer aucune obligation de présence. Chaque été, l’élève doit avoir la liberté de décider si oui ou non il ira en cours l’année suivante ou se formera en autonomie. Des manuels doivent naturellement être en disposition en ligne ou sur format papier via le CNED. Le jeune pourra organiser son travail librement, alterner entre études et loisirs selon ses souhaits. Aucun cours ne doit être obligatoire : l’esprit est clairement d’éloigner les perturbateurs qui souffrent dans une salle de classe et ralentissent par leur chahut le travail des élèves sérieux.

Chaque élève doit pouvoir construire son propre « menu » en fonction de ses besoins vis-à-vis du programme. Les examens ne doivent pas avoir lieu en simultané pour différents niveaux de sorte de permettre à des élèves se sentant « en avance » de passer à la fois les épreuves de leur niveau et celles du niveau supérieur. Le privé (parfois hors contrat) ne doit pas être la seule solution pour ces élèves. L’école ne se substituera jamais aux parents pour l’apprentissage de la patience nécessaire à tous les autres apprentissages.

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