A quand la fin des subventions aux clubs de foot, des aides à la presse sportive et du sport à l’école ? Ramenons un peu d’intelligence, et pas seulement dans les comptes publics.

Les aides au football amateur ou professionnel, les aides à la presse sportive et le sport à l’école ne bénéficient en aucun cas à l’intelligence collective. Le sport n’a besoin, fondamentalement, d’aucune aide publique, car le désir de faire du sport est déjà là spontanément et les hommes n’ont qu’à chausser leurs baskets pour en faire. A quoi bon distribuer en plus de l’argent public ? C’est de la dilapidation pure et simple, d’autant que le football encourage un détournement de la jeunesse en direction de loisirs inutiles à la collectivité, qui représentent une perte d’intelligence. Ce n’est ni un loisir qui rapproche de la nature, ni un loisir qui construit les capacités intellectuelles. Les jeunes, garçons en particulier, ont naturellement des capacités d’interaction, et le football ne fait rien d’autre qu’entretenir ces capacités. Il ne représente donc aucune valeur ajoutée. Enfin notons une culture de la séparation des genres dans le sport collectif qui représente sans doute une valeur ajoutée pour une partie machiste de la population mais certainement pas une contribution aux progrès de la tolérance et du vivre-ensemble.

De même pour la presse sportive, qui absorbe une partie des aides à la presse alors que l’Equipe, par exemple, est un journal qui est essentiellement un outil de propagande pour son propriétaire, qui a besoin de faire parler des événements sportifs qu’il vend aux municipalités, et bénéficie d’ailleurs, notamment pour le Tour de France cycliste, d’une aide publique dissimulée de grande importance, avec la mobilisation de nombreuses forces de police et de gendarmerie pour en assurer la sécurité. Ceci représente une prostitution des services publics pour le bon plaisir de l’industrie du dopa… pardon, du “sport”.

Il est temps de faire cesser une gabegie qui bénéficie à une culture de la testostérone et du spectacle, qui fait croire à nos enfants que l’on peut tout à fait se passer d’études et “réussir dans la vie”, et conduit de ce fait à une baisse du niveau global de productivité du pays, et à une extinction des lumières de l’intelligence.

La filière STAPS et le sport à l’école ne représentent pas non plus une valeur ajoutée significative dans la mesure où une nouvelle fois la pratique sportive est instinctive dans les populations de jeunes adolescents. Le sport à l’école représente souvent une source de brimades et de discriminations pour des adolescents au physique différent ou souffrant de handicaps moteurs. Le rôle éducatif est discutable. Surtout, les activités sportives constituent une souffrance pour tous les professeurs qui voient débarquer dans leurs classes des jeunes qui viennent d’avoir EPS et qui sont proprement incapables de se concentrer. D’une manière générale, le sport à l’école représente plus un divertissement qu’autre chose pour les élèves et n’apporte grosso modo rien sur le plan éducatif. L’école n’a pas à être un fournisseur de divertissements – à moins que l’on estime le combat perdu vis à vis d’élèves qui ne viendraient plus “que pour le sport” – mais sur ce plan-là je recommanderais plutôt la fin de l’obligation scolaire, limitée à des examens bi-annuels obligatoires (cf article). Enfin la filière STAPS draine de nombreux étudiants dans les facs, avec un taux de réussite extrêmement faible, et la fermeture de cette filière représenterait tout naturellement une source d’économies bonne à prendre.

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