Transformation de la sociologie des classes populaires : à quand une réforme des allocations familiales, sans faire de perdants ?

Il est temps de cesser d’encourager la surnatalité. Les allocations familiales actuelles ne sont pas adaptées à un contexte de chômage de masse. Elles doivent, cependant, privilégier beaucoup plus les bas revenus (ce qui implique de réduire les plafonds). Le prolétariat crée l’insécurité dans les rues, gonfle les statistiques du chômage et les effectifs des prisons. Les hommes de nombreux foyers de couche populaire peuvent en profiter, avoir beaucoup d’enfants et ainsi s’assurer de contraindre leur concubine à dédier l’essentiel de leur temps aux occupations familiales et ne surtout pas trop avoir de vie sociale, pour des raisons évidentes de “sécurité masculine”. Sans injustice envers les enfants déjà nés (sans supprimer les droits qu’ils ouvrent pour les parents), il faut qu’à l’avenir seul l’ainé-e de chaque père de famille, et uniquement pour les bas revenus, ouvre droit à des aides cependant plus importantes qu’actuellement, allouées surtout à partir de 16 ans à celles et ceux dont les enfants continuent les études. 

Le père est un bien meilleur facteur limitant puisqu’évidemment les hommes ne portant pas physiquement le foetus, n’allaitant pas et n’assurant traditionnellement pas le gros des tâches parentales ils sont le côté le moins naturellement incité à assumer ses responsabilités. Le système doit encourager les études supérieures. Les allocations doivent croître en cas d’études post-bac réussies (condition de résultats). Les enfants seront incités à s’intégrer. Les “allocs” doivent cesser d’être une usine à chômeurs et doivent contribuer à la construction d’une France plus éduquée et plus productive. Il n’y a que la connaissance qui crée des emplois durables et de la richesse collective.

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