Von Mises sur la sexualité et la promesse socialiste

Von Mises pointe élégamment du doigt, dans Socialism, la promesse sexuelle sous-jacente aux programmes socialistes, depuis Fourier et le phalanstère (“That the crazy absurdities of his books should have circulated so widely and won the highest commendation is due entirely to the fact that they describe with morbid fantasy the erotic pleasures awaiting humanity in the paradise of the ‘phalanstere'”).

Von Mises n’hésite pas replacer la domination de l’homme sur la femme dans la généalogie directe des systèmes autoritaires depuis l’Antiquité, Rome, etc., et souligne l’opposition avec l’individualisme marital dans lequel femme et homme doivent être égaux : une relation “donnant-donnant” dans laquelle la femme est tout sauf un être non doué de volonté – elle doit être “la reine” à l’égal du roi.

Il est clair dans ses écrits que le socialisme s’étend jusque dans la vie intime et organise le viol des femmes par les préférés du Parti – chose qui se constate historiquement et quotidiennement dans toutes les institutions où les hommes détiennent du pouvoir, de l’UNEF au Parlement européen en passant par Hollywood, lorsque “passer sous le bureau” ou “sur le canapé” devient une allusion sexuelle que les hommes aiment à rappeler en compagnie de femmes qui sont généralement leurs subordonnées, assistantes parlementaires, stagiaires, etc. Il est évident que l’histoire des institutions politiques est essentiellement une histoire de la domination masculine, permettant à des hommes puissants de violer en cachette tout en échappant aux poursuites, et que les partis concurrents fonctionnent de façon homologue (on l’a découvert encore récemment chez les Verts non sans surprise, ce qui montre bien à quel point c’est universel, du monde des Césars à celui des Oscars).

Plus l’État intervient dans l’économie, plus les politiciens ont de pouvoir, plus ils peuvent violer en toute impunité.