Lorsque machisme judiciaire et antiracisme idiot se rencontrent : la sous-condamnation des proxénètes de Telford

Dans la série “la justice s’en fiche des viols, préfère condamner les trafiquants de drogue” : l’un des chefs du gang des proxénètes de Telford qui ont organisé le viol de milliers de mineures (parfois d’enfants de 11 ans seulement) a été condamné à 22 ans dont 14 ferme et est en voie d’être libéré (ou bien l’a-t-il déjà été ? l’annonce date de fin juillet 2017) 5 ans seulement après le début de sa peine. On parle bien d’un homme qui a organisé des viols collectifs de filles mineures (parfois 11 ou 12 ans seulement), qui en a bien fait une source de revenus. La situation, certes, va peut-être évoluer suite aux récentes révélations (ce mois-ci) indiquant que le réseau de viols organisés était encore plus grand, avec plus de 1000 mineures violées dans plusieurs villes, des hommes qui faisaient la file d’attente dans des “bordels” où plusieurs mineures étaient enfermées, plusieurs morts, des responsables des services sociaux au courant depuis les années 90 dans un scandale qui s’étale sur 40 ans mais qui a été enterré…
Qu’on ne me dise pas que la sous-condamnation systématique des viols (sans parler du fait qu’ici on a affaire à de la pédophilie !) n’incite pas les hommes à en commettre (sans parler du fait que l’identification des auteurs est rare). Ne parlons pas des policiers qui disent aux victimes qui ont parlé aux journaux de “ne pas trop compter sur la justice”…
“Oui mais ce sont des étrangers, on ne veut pas être accusés de racisme !” – antiracistes de tous les pays, au lieu de critiquer la police dès qu’elle “maltraite” une personne de couleur sans que l’on sache réellement ce qu’il en est, préoccupez-vous plutôt des bombardements à uranium appauvri – souvent un crime contre l’humanité à motif raciste