Guérir les écrouelles… avec l’huile de cannabis, secret professionnel des rois de France ?

L”huile mystérieuse” de Judée utilisée par le clergé des premiers temps de la France monarchique (comme le relève Sismondi, par ailleurs national-socialiste (l’objet de ma thèse et d’une présentation lors d’un colloque de l’institut Mises mises.org) mais que j’utilise par convenance, dans l’Histoire de la chute de Rome) est peut-être, probablement l’huile de cannabis utilisée par Jésus et aux propriétés médicales multiples, explicatives des guérisons “miraculeuses” du Nouveau Testament. Or, les rois français sont aussi connus pour ce fameux miracle de la guérison des écrouelles, plaies purulentes au cou liées à la tuberculose.

Il se trouve que l’huile de cannabis a des propriétés efficaces en ce qui concerne ces plaies (Dahl et Frank 2011 rapportent l’usage d’une boisson à base de cannabis en Scandinavie au début du 20ème siècle et son efficacité en ce qui concerne les écrouelles, “scrofula”). L’effet anti-inflammatoire très connu du cannabis médical est sans doute une explication même si d’autres propriétés médicales entrent peut⁻être en jeu (le cannabis contient en effet naturellement des antibiotiques (source scientifique, lire aussi Esra M. M. Ali et al 2011 Chinese Medicine, et Kazhila C. Chinsembu 2016 Acta Tropica qui mentionne les propriétés antimycobactériennes naturelles de Cannabis sativa) qui pourraient peut-être être capables d’éliminer la tuberculose.

On imagine facilement un “secret de fabrication” garantissant la popularité de la monarchie près le bas peuple, transmis sûrement par le clergé en échange de services politiques. La rupture date de Louis XV en 1739, qui le premier arrêtera la cérémonie, même si Louis XVI la ressuscita (lire aussi Marc Bloch et son fameux livre Les Rois thaumaturges, qui ne fournit néanmoins pas la vraisemblable explication médicale et conclut sur l’irrationalité collective). C’est aussi très exactement en 1740 qu’Emmanuel Todd date le début de la chute des vocations cléricales en France (dans L’invention de l’Europe) et le début de la déchristianisation. Pourquoi Louis XV a-t-il, à Pâques 1739, mis fin au rituel ? Je n’ai pas de réponse et il sera probablement très difficile d’y répondre.

Jésus-Christ, simple utilisateur de l’huile de cannabis pour guérir et prêcher ! Alternatives cannabinoïdes “non planantes” (cancer, épilepsie, etc.)

De nombreux miracles dans l’Évangile s’expliquent très facilement par l’application d’un onguent de cannabis, tel qu’il était fabriqué à l’époque à partir de “kaneh-bosm”, cannabis (il y a même une recette d’huile dans l’Ancien Testament, sorte de macéra-Sion). C’est notamment le travail de l’archéologue Christopher Bennett, qui a fait l’objet d’articles de la BBC et du Guardian.

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Fresque dans une cathédrale en Sicile, 12 ème siècle, certainement un artiste qui avait compris le truc…

Lire aussi : l’huile de cannabis et la guérison des écrouelles par les rois de France.

Il existe des alternatives non-psychotropes qui permettraient peut-être d’arriver aux mêmes résultats de façon plus “légère”, moins handicapante, en évitant par exemple les pertes de mémoire liées à la THC et que les jeunes fumeurs recherchent. Il y a des preuves archéologiques de l’usage médical de cannabis à l’époque du Christ à Jérusalem (par exemple comme anti-douleur pour une femme en train d’accoucher, au 3ème ou 4ème siècle de notre ère). Dans l’Évangile les disciples du Christ soignent par l’application d’huile (en Marc 6:13 par exemple). Le corps produit ses propres cannabinoïdes mais les cannabinoïdes en provenance du cannabis (delta-9-THC psychotrope, et pour les non psychotropes le cannabidiol, la THCa et la THCV) ont d’excellentes propriétés médicales : anti-cancer notamment (réduction des tumeurs et préservation des cellules saines, de nombreux malades du cancer aux Etats-Unis se soignent uniquement comme ça, avec succès), mais aussi anti-douleur,  contre le diabète type 2 et l’obésité, anti-spasticité… La spasticité est une forme de paralysie pour laquelle des études ont démontré l’efficacité du cannabis médical. Jésus soigne justement un paralytique dans l’évangile de Luc. Dans le cas du cancer les études démontrent l’efficacité à la fois du CBD et du delta-9-THC (lire notamment sur cancer.gov le site institutionnel américain). Les malades du cancer se soignent efficacement en quelques mois avec une huile très riche en cannabinoïdes, malgré les effets psychotropes du delta-9-THC. Le cannabidiol a aussi des propriétés anti-psychotiques, il peut être utilisé pour la schizophrénie, ce qui explique sans doute certains “exorcismes” dans la Bible (cas dans lesquels l’utilisation de produits psychotropes est à prohiber). Il est aussi utilisé pour les autistes et montre des résultats très prometteurs. Attention aux interactions médicamenteuses (opiacés comme la morphine en particulier sont à prohiber). Lire cet article sur le cannabidiol. Quoi qu’il en soit c’est évident que le Christ s’est servi de ces propriétés médicales pour guérir et prêcher (probablement aux fins de détourner l’attention de son homosexualité, qui n’a pas été frappé de sa relation spéciale avec Jean ?). Témoignages contemporains de patients soignés du cancer (et de l’obésité et du diabète de type 2) grâce à l’huile de cannabis à lire ici.

Le delta-9-THC est légal en France (l’article R5132-86 du code de la santé publique fait une exception), contrairement au cannabis dont il est extrait (par ailleurs le fait de fumer est évidemment extrêmement mauvais pour la santé…), mais il reste qu’il s’agit d’un psychotrope qui produit des sensations pouvant être très désagréables (notamment lors du “décrochage”, ce que les fumeurs appellent “atterrissage”) et qu’il est formellement interdit d’en consommer avant de conduire (circonstance aggravante en cas d’accident de la route). L’acide tétrahydrocannabinolique, ou THCa, n’est pas psychotrope, contrairement au delta-9-THC, on le trouve dans le cannabis frais (non traité), et il présente des propriétés médicales similaires au delta-9-THC (on le mentionne par exemple pour ses effets antiproliférants dans le cas du cancer de la prostate). Le THCV, tétrahydrocannabivarine, également non psychotrope, présente également des propriétés intéressantes, notamment contre l’épilepsie. Ces deux molécules ont néanmoins été beaucoup moins étudiées que le delta-9-THC, qui reste donc à l’heure actuelle néanmoins le plus sûr allié contre le cancer.

Pour toute utilisation, se renseigner sur Internet (en particulier parce que le cannabidiol et les autres cannabinoïdes peuvent interagir avec nombre de médicaments en raison notamment d’une interaction avec une enzyme importante dans la dégradation des molécules, la cytochrome P450), mais commencer avec des doses relativement faibles et toujours rechercher les conseils d’un médecin (aux Etats-Unis on trouve des médecins bien formés aux usages des cannabinoïdes). Malheureusement, rien n’est remboursé par la Sécurité sociale, alors que c’est parfaitement sain et naturel. Le corps humain a des récepteurs pour les cannabinoïdes mais des laboratoires essaient de produire des molécules de synthèse qui pourraient elles aussi agir sur ces récepteurs, qu’elles seules pourraient produire grâce au brevet et pour lesquelles elles obtiendraient le monopole du remboursement. On a vu les conséquences dramatiques à Rennes lors de l’accident mortel causé par une molécule de synthèse en 2016 : il s’agissait d’une molécule visant à inhiber une autre enzyme qui elle détruit les cannabinoïdes produits naturellement par le corps (Marisol Touraine a elle-même précisé aux médias que le médicament testé ne contenait PAS de cannabis, il ne s’agit même pas d’un cannabinoïde). La preuve qu’il vaut vraiment mieux se soigner avec des cannabinoïdes naturels !