A quand la production massive de biogaz carburant ? Voitures propres.

Les stations d’épuration sont une réserve inépuisable de biogaz carburant. A quand leur exploitation massive ? Même le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire le dit : “Les boues et graisses de stations d’épurations sont des déchets organiques (et quelques fois minéraux) dont le potentiel méthanogène est supérieur à celui des déchets animaux et presque tous les déchets végétaux. Leur méthanisation permet de produire un biogaz particulièrement riche en méthane.”

Précisons également que le méthane est un gaz plus léger que l’air qui ne permet donc pas la formation de nappes d’hydrocarbure inflammable au ras du sol. C’est aussi le carburant le plus difficile à enflammer, avec une plage d’inflammabilité étroite entre 5 et 15% en mélange dans l’air. Sa température d’inflammation est élevée, 540 °C, c’est le double du gazole ! Les risques d’explosions sont donc très faibles et les véhicules GNV sont autorisés dans tous les parkings, les souterrains, les tunnels, etc (brochure de l’Association Technique Énergie Environnement).

La privatisation des stations d’épuration permettrait certainement l’organisation de centres locaux de méthanisation. (Mais je pense que des privatisations sont discutables tant que les banques ont les réserves fractionnaires qui peuvent encourager les collectivités locales à surévaluer le prix de vente)

Je propose de combiner des moteurs à méthane et à air comprimé (des bouteilles d’air, comme l’entreprise de Guy Nègre à Carros célèbre pour ses voitures ultralégères) pour fabriquer la voiture de demain, propre, écologique et sans forage pétrolier ou gazier.

“Les 32 heures pour créer 4 millions d’emplois”, une proposition irresponsable

La CGT vient juste de lancer une campagne sur les 32 heures hebdomadaires de travail, mesure qui, affirme-t-elle, permettrait de créer “4 millions d’emplois”. Elle affirme que cela fait deux ans qu’elle travaille sur cette proposition, que l’on retrouve aussi dans le programme de P. Larrouturou, par exemple.

La réponse à la question de savoir si ces 32 heures doivent être votées avec maintien du salaire ou avec baisse proportionnelle du salaire n’est pas claire. Sachant ce qui s’est passé avec les 35 heures (maintien du salaire), et sachant que cette proposition vient de la CGT, on se doute que celle-ci ne va pas proposer de baisse de salaire.

Donc à première vue, l’évidence est que cette mesure signifie que ça serait au patronat de payer entièrement pour ces créations d’emplois. Puisque le temps de travail perdu sera à la charge des employeurs. Que dire ? C’est irresponsable étant donné la situation financière de pas mal d’entreprises en France.

Qui plus est si on diminue le temps de travail, la productivité devrait augmenter (car, dans une certaine mesure, c’est ce qui se passe quand on diminue le temps de travail, même si évidemment ça n’est pas infini !) ce qui signifie que la création d’emplois est d’autant plus peu probable !

La réduction du temps de travail est une mesure qui peut avoir du sens – pour le confort de vie des travailleurs – et l’augmentation de la productivité lorsque l’on réduit le temps de travail peut même tout à fait justifier qu’on ne diminue pas les salaires, comme il a été fait avec les 35 heures – mais prétendre que cela peut créer de nombreux emplois, c’est mentir aux Français.